Biographie

Né à Drummondville, Pascal grandit sur des fermes de chevaux de course. Son père est entraineur et travaille avec la musique country en trame sonore. À cinq ans, Pascal reçoit un disque de son premier héros, Bobby Hachey. En fouillant dans la collection de sa grand-mère, il tombe aussi sur les albums de Marcel Martel, de Willie Nelson et des Beach Boys.

C’est un collègue de son père, devenu vidangeur, qui lui donne une guitare (sans corde!) retrouvée dans les ordures. C’est sur cet instrument que l’adolescent apprend à jouer en apprenant tous les disques qui lui tombent sous la main. Voyant sa passion, ses parents lui achètent une guitare acoustique quelque temps plus tard.

Au moment où le grunge a la cote chez les ados de son âge, il passe ses midis dans les locaux de son école à répéter des chansons de la famille Daraîche, des Beach Boys et des Beatles. Il décide finalement d’étudier en musique au cégep, mais ennuyé par une formation trop classique, il abandonne ce programme. Il poursuit ses études à l’université en science politique et en histoire, et pour payer ses études il joue de la musique dans les bars et cafés les fins de semaine. Il continuera son apprentissage de la guitare en parallèle avec le musicien Jacques Mandeville, frère de l’un de ses autres modèles importants, Gaston Mandeville.

Secoué par le décès de sa grand-mère en 2003, il se lance, habité par un sentiment d’urgence, dans la conception d’un album de chansons originales afin de réaliser son rêve d’enfance. Réalisé par Louis Côté et produit par Cyril Kamar (K. Maro), le disque Nouveau Monde, que Pascal signe sous le pseudonyme Peya, est lancé en 2009. Malgré les arrangements pop de sa création, Pascal cache difficilement le cowboy qui sommeille en lui durant sa tournée de promotion, grattant des airs de Roy Orbison et de Johnny Cash lors de ses entrevues médiatiques.

Ce projet atteint les oreilles du producteur télé Robert Montour, à qui Pascal propose de composer des chansons originales pour les émissions MixMania2 et MixMania3. Il crée ensuite plusieurs thèmes musicaux pour le petit écran, dont Les Testeurs et Les Dieux de la scène. Son expérience sur l’émission Brassard en direct d’aujourd’hui lui permet de peaufiner le rythme et les chutes de ses textes en côtoyant des scripteurs d’humour.

En 2014, il revient à ses racines : la musique country. Il écrit et compose des chansons dans le but de les proposer à d’autres artistes du genre. Mais en achevant le morceau Je voulais marier Renée Martel, un déclic se produit : cette chanson lui ressemble tant qu’il sent que lui seul peut la chanter. Il poursuit son projet avec l’objectif d’en être aussi l’interprète. Il compose une quarantaine de chansons pour en conserver une douzaine.

Naviguant à travers le Bakersfield Sound de la Californie et le country texan d’Austin, l’artiste drummondvillois exploite à fond toutes ses influences à travers douze pièces où la sensibilité et le romantisme côtoient l’arrogance et l’humour. Un univers coloré où les harmonies des Beach Boys accompagnent brillamment le pedal steel et la Telecaster.

Avec la sorti de l’album « Je voulais marier Renée Martel, Pascal se voit accueillir instantanément par les artistes, musiciens et artisans du milieu country.  On reconnait son originalité, son professionnalisme et sa présence scénique qui ne laisse personne indifférent.

L’artiste Irvin Blais, alors en tournée promotionnelle pour son matériel, va même jusqu’à présenter les chansons de Pascal aux animateurs radios qu’il croise sur sa route. Véronique Labbée et Karo Laurendeau l’invitent dans leur émissions respectives  et l’équipe de Pour l’amour du country le reçoit quelques semaines à peine après la sortie de son album. Il participe également à l’émission Indice UV où il chantera pour la première fois sa chanson devant «sa» Renée.

Finaliste aux étoiles Stingray avec Duct Tape, en nomination au gala country avec Je voulais marier Renée Martel, il termine l’année 2017 en faisant la première partie de Kaïn lors de la tournée « Welcome Bonheur ».

En 2018, poursuivant sur sa lancée, il collabore à l’album « La fureur de vivre » de Karo Laurendeau en offrant 2 pièces à la chanteuse.

En septembre, il est de la distribution du spectacle d’ouverture du Festival Western de St-Tite avec Roch Voisine, Fabien Cloutier, Marc Hervieux, David Thibault et le légendaire Michel Louvain. Le spectacle thématique porte le nom de sa chanson, une décision prise par Renée Martel elle-même, également directrice artistique du spectacle.  Un double honneur pour le fils de palefrenier : « J’ai chanté avec mon idole, et j’étais sur scène quand on a fait d’Un coin du ciel, un classique de la Socan.»

Il présente également en septembre un nouvel album sur lequel participe Ariane Laniel, Manon Bédard et Gildor Roy.   L’artiste continue d’établir son identité artistique à travers ses influences et en maniant leurs références avec une originalité étonnante. Et pourquoi éponyme? « Parce que c’est ça mon style de musique, du Pascal Allard! »