Les histoires du cowboy en running

Épisode du 14 avril 2019

«To make it in this business, you either have to be first, great or different. And I was the first to ever go into Nashville, singin’ it like the women lived it.» – Loretta Lynn


Aujourd’hui c’est la fête de Loretta Lynn, née en 1932, une de mes songwriters préférées. En fait si j’étais américain, j’aurais probablement chanté « Je voulais marier Loretta Lynn »… ben en anglais là!

D’abord son nom c’est Webb. Lynn, c’est le nom de son mari Oliver qu’elle rencontre à 15 ans. Lui y a 21. Après un mois, y se marient… pis sa carrière de soixante ans… ça part de cette relation là.

Son chum va devenir son «gérant». C’est lui qui l’encourage à chanter. Y lui achète une guitare. Pis leur relation super passionnelle, avec le temps, ça va devenir un peu fucké… de style malsain mettons…

Lui c’est un womaniser, courailleux, alcoolique, violent, bref, pas le genre de gars qui jouerait longtemps pour Canadien depuis que Shea Weber est capitaine.

Fac dans ses chansons, elle va parler de tout ça: la violence conjugale, l’adultère, les rivales amoureuses, les beuveries, la contraception, elle parle de sa vie, elle chante ses problèmes, et les autres femmes vont se reconnaitre dans ses histoires.

Dans l’histoire du country y avait eu Kitty Wells qui avait brassé un peu avant, mais Loretta repoussait ça à un tabaslak de niveau. Elle va chanter à plusieurs reprises des sujets qui n’avaient pas été abordé par une femme dans la musique country. Avec The Pill, elle va se faire barrer sur plein de radios :

All these years I’ve stayed at home
While you had all your fun
And every year that’s gone by
Another babys come
There’s a gonna be some changes made
Right here on nursery hill
You’ve set this chicken your last time
‘Cause now I’ve got the pill

Une autre fois dans une toune (Dear Uncle Sam), le personnage veut pas que son mari fasse la guerre du Vietnam. Fac la schnout va pogner encore.

En chantant ce genre d’affaires, dans un milieu traditionnellement plus conservateur, ça veut aussi dire que Loretta Lynn pouvait se faire insulter publiquement partout, en plein show comme à l’épicerie. Pendant un certain bout, y avait un «scandale» à chaque single de Loretta. C’était la « Coal Miner Daughter’s ». Pour un certain public, elle avait pas le droit de chanter ça. En fait, elle chantait des affaires qui pour ben du monde, devaient pas se chanter.

Mais ses 45 millions d’albums vendus ont prouvé le contraire: y a visiblement ben du monde qui avait envie d’entendre les histoires de Loretta Lynn.

Bref, quand elle chante « If you’re looking at me, you’re looking at country ».
Elle a raison.

« Coal Miner Daughter’s » https://youtu.be/f9eHp7JJgq8

The Pill https://youtu.be/5DcdONaKSQM

Dear Uncle Sam https://youtu.be/OQz5Ligx65A

You’re looking at country
https://youtu.be/C_zwBHvXIZQ